(Actualisé avec la réaction ukrainienne à cette décision aux paragraphes 5 & 6, contexte paragraphe 8)
Les membres de l'Union européenne ont prolongé de trois ans les sanctions contre près de 3.000 entreprises et individus russes mais en ont exempté deux milliardaires proches de Moscou à la demande de la France et du Luxembourg, ont déclaré mardi des diplomates européens.
Jusqu'à présent, ces sanctions, prises à la suite de la guerre déclenchée en février 2022 par la Russie contre l'Ukraine, étaient prolongées tous les six mois.
Mais en échange d'une prolongation de trois ans, les diplomates européens avaient conclu un accord de principe pour ôter de la liste de sanctions Alicher Ousmanov, un homme d'affaires russo-ouzbek, et l'oligarque russe Mikhaïl Fridman.
Prenant nombre de membres de l'UE par surprise, la France avait plaidé la cause du premier. Le Luxembourg avait ensuite plaidé en faveur du second.
Réagissant à la décision de l'Union européenne, le ministre des Affaires Etrangères ukrainien Andriy Sybiha l'a qualifiée de "honteuse et injustifiable".
"Moscou doit se réjouir : la Russie a obtenu ce qu'elle voulait : un sentiment d'impunité, l'humiliation de l'UE et la division entre les Européens", a-t-il dit sur la plate-forme X.
Dans la matinée, certains pays, dont la Lettonie, se sont encore dits opposés à cet accord de principe. La reconduction de sanctions doit être approuvée par un vote unanime.
Après que la Lettonie s'est finalement abstenue dans le vote sur les sanctions, le Premier ministre letton Andris Kulbergs a dit qu'Emmanuel Macron avait accepté d'ouvrir des discussions avec le pays balte pour qu'il rejoigne l'initiative de "dissuasion nucléaire avancée" lancée par la France.
(Julia Payne, version française Benoit Van Overstraeten)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer